Dans cet opéra rock qui évite l'illustration, les tableaux qui se succèdent alternent les tempos, de la lenteur à la frénésie. Les personnages, démultipliés, interprètent seuls, en duos, en trios ou en groupes, la violence, l'attirance et l'absence. Au rythme de la voix de Bashung et sur les textes de Gainsbourg, les Marilou virevoltent en chaussures à talons, soutien-gorge noir, jeans ou petite culotte. Tous se livrent à une danse endiablée, sorte de «vertige de l'amour» destructeur sur fond de désir et de violence. Le fauteuil à roulettes vide, point de convergence des danseurs, aurait dû être occupé par Bashung, l'autre grand disparu de ce ballet-hommage imaginé par Gallotta.
En savoir plus : http://www.gallotta-danse.com/htc.asp.
« Si le noir domine, si les torses nus sur les jeans renvoient au film Je t'aime moi non plus, il y a une énergie [... à laquelle] la musique additionnelle de Denis Clavaizolle contribue. »
Bruno Lesprit, Le Monde
Dramaturgie Claude-Henri Buffard
Paroles et musiques originales Serge Gainsbourg dans une version enregistrée pour ce spectacle par Alain Bashung
Orchestration, musiques additionnelles et coréalisation Denis Clavaizolle
Costumes Jacques Schiotto, Marion Mercier
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