D'une extrême virtuosité, le concerto pour violon n°2 de Béla Bartók offre des pages pleines d'élan qui fascinent par leur capacité à s'adresser à tous, connaisseurs ou non. La cantate Alexandre Nevsky, de Prokofiev, est, quant à elle, un chef d'oeuvre absolu de style épique où le choeur et l'orchestre se joignent dans un grand élan collectif pour symboliser l'ardeur du peuple russe. Dimitri Chostakovitch avec sa suite de ballet n°1 invente un style proche du divertissement. Un programme symphonique russe donc pour ce concert de grande qualité qui affiche une belle cohésion musicale.
« Les compositeurs du temps de Chostakovitch définissaient sa musique comme légèrement sérieuse ou sérieusement légère ».
Par l'Orchestre national d'Ile-de-France
Direction Yoël Levi
Choeur de l'orchestre de Paris
AUTOUR DU SPECTACLE
Conférence « Lumière sur le concert : Alexandre Nevsky, une oeuvre au service de la propagande soviétique » (tous publics)
Vendredi 14 octobre de 19h à 20h
La cantate Alexandre Nevsky est tirée de la musique de Prokofiev composée en 1937 pour le film éponyme du réalisateur russe Eisenstein. Commandé par les autorités soviétiques en pleine expansion nazie, ce film veut faire vibrer les cordes patriotiques du peuple afin que celui-ci se rassemble autour de Staline, identifié au héros national Nevsky. La musique de Prokofiev sert ce propos propagandiste à travers une orchestration chargée de dissonances pour évoquer l'envahisseur, tandis que le peuple résistant est incarné par des thèmes légers d'inspiration populaire.
0 commentaire(s) |Lire